Vers
Ténacité de boue
Dans le livre: Trilogie ; « J'arrive en I, deux, 3 »

Ténacité de boue
Hístolas qui apaisent le vent !
Douceur dans les ailes
comme du chocolat fondu.
Mâle et femelle
également laborieux
chantent des symphonies stridentes,
se promettent fidélité.
Ils marchent à petits bonds,
de leurs petites têtes ils choisissent :
ce sera ici ou un peu plus loin.
Des branches solides pour leur nid
peut-être un poteau ou quelque avant-toit.
De leurs becs ils attendent, impatients,
la pluie qui change la poussière en boue.
Ils ajoutent des feuilles et des brindilles,
ils font de petites boules.
Allées et venues sous la chaleur ou le froid
dans le calme ou la tempête.
Une semaine et un jour,
prêt pour sa majesté.
Tapis d'herbes fraîches
devant la salle principale,
galerie à l'entrée
qui projette des rêves.
Ils y déposent leur amour
dans la chambre centrale.
L'heure de chasser des banquets
pour la douce attente
qui s'achèvera dans quinze jours
quand se briseront les coquilles
et qu'on les entendra piailler.